Négociations sur les référentiels jeudi 20 août à l'UNCAM:
La FFMKR force de propositions
La ministre de la santé et des sports a confirmé que le dispositif de mise sous accord préalable des actes paramédicaux en série effectués par les masseurs-kinésithérapeutes voté en 2008 par le Parlement sera « pleinement opérationnel en septembre ».
L’Assurance maladie précise que les référentiels permettront d’homogénéiser les pratiques sur le territoire. Mais, la mise en place effective desdits référentiels ne doit pas se faire sans concertation avec la profession et, sans revalorisations tarifaires.
La FFMKR constate que sur les six premiers mois de l’année 2009, la croissance des remboursements de soins de kinésithérapie est de 2,7% (contre 7,5 % en juin 2008), soit en dessous de l’Objectif national des dépenses d’Assurance maladie (ONDAM) de ville 2009 fixé à 3,1%. Des marges de manœuvre sur les soins de masso-kinésithérapie sont déjà dégagées par l’Assurance maladie alors que les référentiels par pathologies ne sont pas encore en place.
A la veille de cette rentrée, la FFMKR réitère ses propositions :
Associer toutes les composantes de la profession à l’élaboration des référentiels : Il est dommageable de se priver de l’expérience des professionnels de terrain, de leur préférer des éléments purement statistiques et ainsi léser le patient au cœur du dispositif de soins. Scandalisée que la profession n’ait pas été associée à l’écriture des six premiers référentiels, la Fédération demande la non-application pure et simple du référentiel sur le canal carpien (dont le seuil a été fixé à 0 séance de rééducation) et, la réécriture dans le cadre conventionnel de celui sur la coiffe des rotateurs, non validé par la Haute Autorité de santé (HAS).
Modifier l’article 42 de la LFSS 2009 en y introduisant la notion « d’avis des partenaires conventionnels » sur tous les référentiels avant leurs transmissions à la HAS comme elle l’avait proposée lors des débats parlementaires en 2008.
Mettre en place une définition chiffrée (5%) du « caractère exceptionnel » au-delà duquel un accord préalable est nécessaire : Un chiffre supérieur signifierait que les seuils fixés par les référentiels sont trop bas. La mise en place des référentiels doit s’accompagner d’un bilan d’étape annuel permettant un suivi du caractère « exceptionnel » des accords préalables et, la possibilité de revoir, s’il y a lieu, les seuils de ces référentiels.
Valider la fiche de synthèse du bilan diagnostic kinésithérapique comme unique outil d’accord préalable permettant d’aller au-delà des référentiels. C’est un outil médicalisé, rémunéré et existant. La FFMKR n’admettra en aucune manière l’instauration d’une Demande d’entente préalable (DEP) médicalisée qui de plus n’est pas rémunérée.
Supprimer totalement la DEP au-delà de 30 séances.
Mettre en place une entente préalable en amont de l’admission en Centre de rééducation fonctionnel (CRF) et en Centre de soins de suite et de rééducation (SSR), ce qui permettrait de dégager des marges de manœuvre importantes (200 millions d’euros selon l’Assurance maladie). De plus, dans un souci d’égalité entre les établissements publics de santé et les cabinets libéraux, la FFMKR demande que les référentiels soient aussi appliqués tant dans les CRF que dans les SSR.
Enfin, la FFMKR réitère sa demande de revalorisations tarifaires financée par les économies dégagées par ces différentes propositions. Il est indispensable que cette revalorisation compense à sa juste valeur, l’année blanche en 2008 et, les efforts importants et récurrents de la profession.
L’évolution des mentalités est inéluctable tant pour les praticiens de santé que pour les patients. Mais cette évolution, si contraignante soit-elle, doit être construite intelligemment en cherchant de réelles sources d’économies et en associant la profession. La FFMKR participe activement à cette évolution et exposera, jeudi 20 août à l’UNCAM, ses propositions afin d’améliorer l’exercice professionnel des masseurs-kinésithérapeutes libéraux de manière optimale et pérenne.
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Réactions publiées - Merci de votre participation
Bonjour !
Pourquoi ne revenir que sur les referenciels du canal carpien et de la coiffe des rotateurs ????!!!!! vous trouvez suffisant par exemple 10 séances pour une entorse de cheville !!!???? des fois oui , des fois non !!!! quand au LCAE la concurrence est inégale !!!! j’ai un centre de rééducation pas loin du cabinet , qui demande au patient de faire deux à trois séances en ville ( avant de les prendre quand ils ont de la place …..) puis les renvois des fois 15 jours , pour les reprendre ensuite !!!! brefs je fais le bouche trou !!!! je n’accepte plus !!!!!!! surtout que le centre est prescripteur de lui-même puisque se sont les medecins de rééducations qui décident !!!!! c’est facile donc d’avoir un centre bien remplis !!! comme si un patron d’hotel décidait qui et quand viendrait dans sont établissement !
SR
Bravo pour cette news ! Rien à rajouter : super travail de vacances.
PFB
APRES AVOIR PERDU L URO-GYNECO AU PROFIT DES SAGES -FEMMES , APRES PERDRE L OSTEOPATHIE ET PEUT ETRE LE MASSAGE AU PROFIT DES INSTITUTS QUI FLEURISSENT IL NOUS RESTERA A NOUS BATTRE POUR GARDER LA MARCHOTHERAPIE ? MAIS IL FAUDRA CONBATTRE LES AUXILLIAURES DE VIE QUI LORGNENT AUSSI SUR CETTE ACTIVITE!!!
MAIS C EST VRAI NOUS FAISONS MAINTENANT 4 ANS D ETUDES ET NOUS AVONS MEME UN ORDRE !!!
CHER CONFRERE A BIENTOT A L ANPE!
JML
Chère FFMKR ,
l'évolution des mentalités est inéluctable dites-vous,certes et nous sommes sur le terrain pour la palper,mais pour une praticienne de 60 ans farouchement attachée à l'exercice libéral de sa profession par choix et travaillant seule,l'évolution à marche forcée depuis 10 ans devient insoutenable: comment gérer cette évolution qui nous a fait devenir des experts comptables, puis des secrétaires de Dame Sécu en nous imposant (il faut le dire) l'informatisation de nos cabinets, puis gestionnaire de la CMU,puis de la CMU complémentaire ,et aussi de la CME ,et maintenant des mutuelles individuelles...
voilà 10 ans que j'ai abandonné toute formation continue alors qu'elle devenait obligatoire (comment trouver le temps?)et maintenant j'abandonne tout car j'ai atteind me semble-t-il mon niveau d'incompétence en matière d'adaptation j'entends.
pourquoi toute cette énergie à défendre un statut qui n'est plus d'actualité?
la remise en cause du conventionnement par Dame Sécu et le ministère de la santé des kinés et de toutes les autres professions paramédicales n'est-elle pas évidente ?
mon analyse est peut-être toute personnelle mais je vois dans cette agitation de concertations d'accords de blocages de ruptures de faux concensus une mascarade pour mieux nous montrer le chemin d'un transfert de la prise en charge de nos soins vers les mutuelles,et pourquoi pas? mais alors sans conventions avec les praticiens ! que les patients reprennent enfin leurs responsabilités !
là s'arrête ma reflexion pour aujourd'hui car je vous l'ai dit mon niveau d'incompétence est atteind!
je suis une kiné fatiguée désenchantée déprimée et donc inapte à poursuivre son activité dans ces conditions.
avec mes regrets éternels..
YR
Nos interlocuteurs affichent d'une manière de + en + croissante une mauvaise foi et une volonté de mettre au pas cette valetaille para-médicale, comme jamais. C'est déjà pour ces épiciers, une affirmation de leur POUVOIR. Ils n'ont cependant pas encore le courage de "dérembourser" ouvertement la Kinésithérapie, comme ils l'ont fait pour des centaines de médicaments, souvent à tort. Alors l'astuce qui permet de dérembourser sans le dire, c'est le référentiel imposé. ça équivaut à un quota et si le malade trouve qu'il faut prolonger, il faudra qu'il paie de sa poche. C'est une étape de plus vers la médecine à 2 vitesses ( ou plus). Ce qui finit de me désoler, c'est que les promoteurs de cette calamité rencontreront l'approbation d'une certaine fraction de notre profession que j'ai entendu souhaiter la disparition de l'assurance-maladie. Ce sont les mêmes, d'ailleurs, qui vomissent la C.M.U. . !!!!!
Je crois qu'il va falloir être très durs. C'est bien plus grave qu'un problème de rémunération. C'est un problème de PRINCIPE fondamental. S'il doit y avoir des référentiels( il y a quelques années, on avait parlé de RMKO), ils doivent être définis par nous. Ceci ne peut être négociable et surtout pas contre une "carotte".
HT