On se moque des étudiants en masso-kinésithérapie
Selon les derniers chiffres publiés par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) en mai 2008 et intitulée « les professions de santé au 1er janvier 2008 », la France compte un peu plus de 64000 masseurs-kinésithérapeutes (pour consulter les statistiques, cliquez).
Selon ces mêmes chiffres, il y a en France plus de 16000 masseurs-kinésithérapeutes âgés de plus de 50 ans.
Selon l’Arrêté du 5 juin 2008, publié au JO du 12 juin, le nombre d’étudiants à admettre en première année d’études préparatoires au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute a été fixé à 1999 (voir ici).
La FFMKR était déjà montée au créneau en juin dernier (voir ici) et constatait que par rapport aux besoins actuels et futurs, l’augmentation de 70 places par rapport à l’année scolaire 2007-2008 était insuffisante.
La FFMKR était intervenue dès février 2008 auprès de madame Roselyne BACHELOT, ministre de la santé et des sports. La Fédération avait demandé une augmentation du nombre d’étudiants admis en 1ère année d’études dans les IFMK (voir ici).
Aujourd’hui, la FFMKR adresse un nouveau courrier à la ministre afin de clarifier une situation difficile et qui va s’accentuer dans les années futures.
En effet, le vieillissement de la population va entraîner un accroissement des pathologies liées à la dépendance. Aujourd’hui, la population française est composée de 64 millions d’individus, l’espérance de vie est de plus de 84 ans pour les femmes et plus de 77 ans pour les hommes.
Dans un article publié très récemment dans la Voix du Nord, plus de 4000 candidats se sont présentés au concours d’entrée à l’école de kinésithérapie de Berck (Pas de Calais).
4000 candidats pour … 60 places. (Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez ici)
C’est inadmissible au regard des éléments démographiques que nous venons d’évoquer.
C’est inadmissible au regard du coût : chaque candidat passe, en moyenne, sept concours entraînant une dépense globale de 840 € hors frais de déplacement.
La FFMKR rappelle ses propositions :
Mise en place d’un programme pluri annuel sur 3 ans avec une répartition régionale préférentielle dans les zones déficitaires en masseurs-kinésithérapeutes et permettant ainsi une augmentation du nombre d’étudiants admis en IFMK.
Faciliter la formation des futurs masseurs-kinésithérapeutes dans notre pays.
Renforcer l’encadrement des autorisations d’exercice délivrées aux ressortissants communautaires.
Permettre, ce qui renforcerait l’attractivité de notre métier, aux masseurs-kinésithérapeutes de conserver toutes leurs compétences, au moment où l’on voit apparaître des professions émergeantes, hors du champ de la santé, qui voudraient combler le déficit de masseurs-kinésithérapeutes dans celui de la santé, mais aussi dans le domaine de la prévention et du bien-être.
Faciliter les transferts de tâches entre professionnels de santé et surtout leur coopération interprofessionnelle pour optimiser nos compétences mutuelles.
Les propositions de la FFMKR s’inscrivent dans une ligne politique globale permettant d’apporter des réponses concrètes aux différentes réformes actuelles. Mais seule une réforme indispensable de notre formation initiale pourra aboutir à une approche santé associée à une notion de qualité et une proximité des soins ainsi qu’à la sécurité pour les patients.
Aujourd’hui, on ne forme en France que 533 masseurs kinésithérapeutes de plus qu’en 1996 (1466).
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On ne se moque pas que des étudiants M.K, mais surtout de notre profession en général !
Nos compétences et les différentes formations que l'on suit tout au long de notre exercice nous permettent de nous diversifier," pour mieux nous en sortir " face aux charges toujours croissantes alors que l' AMK n'augmente toujours pas.
Et d'un autre côté, le conseil de l'ordre semble nous limiter dans nos pratiques.
Ne nous laissons pas encore distancer par les autres acteurs du bien-être par exemple! Qu'on nous laisse occuper ce créneau , en dehors du cadre de la Secu...
J'exerce depuis 30 ans et je trouve que nous regressons, moi je n'en ai pas envie!
Encore quelque chose qui va dans mon sens: ce que viennent de voter les députés et qui met en danger l'exercice libéral ! Je signe la pétition!
Je suis dégoûté!( je ne parle pas du temps passé à faire les papiers, etc...)
YD